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Masterclasse Yaron Herman

En plus d’être un pianiste indiscutablement brillant, dont l’évolution stylistique ne stagne jamais, Yaron Herman entretient une pensée et un discours musical intrigants. Son credo : la « real time composition ». « Improviser à partir de rien, sans forme, sans harmonie, ni mélodie. C’est un exercice qu’on ne fait jamais ! Pouvoir entendre et anticiper la mesure 17 alors qu’on n’est encore qu’à la première : voici tout l’intérêt de la composition en temps réel. »
Le savoir-faire de Yaron est immense, et sa maturité étonnante. Sur un clavier, sa maitrise est incroyablement large : il peut jouer Debussy, Mozart, improviser comme peu le font, groover à souhait, phraser bebop, proposer une singularité contemporaine… Lorsque l’on mesure cette expertise, et que l’on sait qu’il a commencé le piano à seize ans, il est facile de comprendre que son investissement a été intense… et efficace!
Savoir nourrir un processus de travail puissant est une problématique centrale pour tout musicien en herbe. C’est pourquoi nous avons souhaité planifer cette masterclass assez tôt dans l’année, et proposer à Yaron d’axer son intervention autour de cette question. Le sujet le passionne tout autant que nous.
Si Yaron est pianiste, ses propos sur le process d’apprentissage interesseront tous les intrumentistes. Cette masterclasse constitue une rare opportunité.

Parcours musical de Yaron Herman

Passionné depuis l’enfance par le basket-ball, c’est à la suite d’une blessure que Yaron Herman se tourne vers la musique et le piano plus particulièrement, dont il commence la pratique à l’âge de seize ans. Elève d’Opher Brayer, il acquiert rapidement une solide technique qui lui permet de donner ses premiers concerts en Israël. A 19 ans, il déménage à Boston afin d’intégrer la prestigieuse Berklee College of Music. Déçu par l’enseignement qu’il y reçoit, il quitte les Etats-Unis et fait escale à Paris, ville où il s’établira définitivement. À 21 ans, il enregistre son premier album, Takes 2 to Know 1, en duo avec le batteur Sylvain Ghio. En 2006 paraît Variations, un premier album solo dans lequel Yaron Herman dévoile un jeu pianistique virtuose et singulier à travers des compositions originales et de nombreuses reprises : George Gershwin, Gabriel Fauré, Sting ou encore des chants populaires israéliens. Véritable succès, ce disque fait l’objet d’une tournée qui offre à Yaron Herman l’occasion de se produire à la Cité interdite à Pékin, une première pour un pianiste de jazz.

Jeu en trio…

Deux ans plus tard, il fait honneur à la formation en trio pour le disque A Time for Everything, dans lequel il est accompagné par le contrebassiste Matt Brewer et le batteur Gerald Cleaver, rencontrés à New York. Cet album bénéficie d’une reconnaissance internationale, en partie grâce aux reprises jazz de plusieurs chansons pop, comme Toxic de Britney Spears ou Message in a bottle, du groupe de rock britannique The Police. Muse, second disque de ce même trio, paraît en 2009 : il est élu « Album jazz de de l’année » sur ITunes. Yaron Herman multiplie également les collaborations avec de nombreux artistes comme le saxophoniste Raphaël Imbert, le clarinettiste Michel Portal ou plus récemment, le batteur Ziv Ravitz, avec lequel il fait paraître en 2015 le disque Everyday sur le label Blue Note.

 

Toujours plus loin…

En mars 2017, Yaron Herman va plus loin dans ses explorations, sur son huitième album Y. Pour cette nouvelle aventure, le pianiste a retrouvé son alter-ego Ziv Ravitz et convié le bassiste de The Dø Bastien Burger. Le pianiste franco-israélien assume et fusionne toutes ses influences, qu’elles soient jazz, post-rock ou électro, qu’elles viennent de Sufjan Stevens, de Steve Reich ou de Keith Jarrett.

Piano Clinic Yaron Herman à l' IMEP en mars 2012
Capable de dégager une énergie furieuse comme de laisser s’exprimer une sensibilité d’une infinie délicatesse, Yaron Herman a choisi ici de composer ses propres « chansons ». Car sur Y, il s’agit bien de chansons, chacune ayant ses couleurs, ses espaces que viennent enrichir les voix de ses amis chanteur et guitariste Matthieu Chedid alias -M-, le jeune producteur électro-pop français Dream Koala ou le bluesman et crooner Hugh Coltman. Entre une partie de batterie enregistrée sur portable (Jacob), choeurs célestes (Dreamson) ou cloches (Phoenix), le compositeur cherche, invente et peint un tableau musical merveilleux, à la hauteur de ses inspirations sans limites.

Inscriptions à info@imep.pro —PAF:10€ (entrée gratuite pour les élèves de l’ IMEP)

IMEP • Paris College of Music, 7 rue Emile Dubois 75015 Paris

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